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Parfaire sa formation d’ingénieur aérospatial à Montréal - Par : Julien Marolleau,

Parfaire sa formation d’ingénieur aérospatial à Montréal


Julien Marolleau est un étudiant français qui prépare une maîtrise en génie aérospatial à l’ÉTS dans le cadre de l’entente de double-diplôme établie entre l’ÉTS et l’Université de technologie de Belfort-Montbéliard.

Julien Marolleau
Julien Marolleau Profil de l'auteur(e)
Julien Marolleau est un étudiant français en codiplomation avec l’Université de technologie de Belfort-Montbéliard où il prépare un diplôme d’ingénieur en génie mécanique et conception. Il étudie à la maîtrise en génie aérospatial à l’ÉTS.

Montréal pendant la flambée des couleurs de l’automne

L’image d’en-tête montre Montréal pendant la flambée des couleurs de l’automne et provient de l’auteur. La licence CC de Substance s’applique.

Montréal, capitale de l’aéronautique

À la fin de l’été 2017, je me suis installé à Montréal pour me spécialiser dans l’industrie aérospatiale, un domaine qui me passionne depuis toujours. Montréal était le meilleur choix possible de par sa place dans le monde de l’aviation civile, où se croisent à la fois les organisations internationales (OACI, IATA, etc.), mais aussi les constructeurs d’avions (Bombardier, Airbus depuis peu), les motoristes (Pratt & Whitney), etc. De plus, de nombreux amis m’avaient parlé du Québec, attirant de par ses grands espaces et sa qualité de vie.

La maîtrise en génie aérospatial proposée à l’ÉTS fait partie d’une initiative commune à plusieurs universités montréalaises, en partenariat avec le CAMAQ qui coordonne les activités de stage et d’études de cas entre les universités et les industries participantes. La force de ce partenariat est de proposer des cours techniques de haut niveau qui permettent d’acquérir beaucoup de compétences concrètes et valorisables en stage L’autre force est d’avoir à effectuer au moins deux cours dans une autre université de Montréal, ce qui permet de suivre les enseignements de professeurs experts de leur domaine et d’acquérir des compétences spécifiques de pointe.

Des étudiants de l’École de technologie supérieure devant l’édifice de l’OACI

Photo de l’équipe organisatrice de la Simulation de l’OACI

La première impression

Lorsque je suis arrivé fin août, il faisait beaucoup plus chaud au Québec qu’en France, quoi qu’on puisse dire sur la météo! Plus sérieusement, ce qui m’a marqué dans un premier temps c’est la qualité des locaux et des services mis à disposition des étudiants : les bâtiments sont beaux et agréables à utiliser, l’accompagnement lors de l’arrivée est vraiment très complet.

J’ai aussi vite découvert les grandes différences culturelles entre la France et le Québec, qui rendent l’expérience d’autant plus intéressante : il faut vraiment avoir en tête que les Québécois ne sont pas des Français en Amérique du Nord, mais des Américains qui parlent français! J’ai aussi été particulièrement marqué par ma première sortie dans l’arrière-pays québécois lors d’un voyage de découverte organisé par un regroupement culturel de l’ÉTS (un grand merci à ETSperanto). J’ai été impressionné par la beauté et la richesse de grands espaces vierges. Ça a été aussi l’occasion de me faire de nombreux amis en double-diplôme comme moi.

Étudiant de l’ÉTS en haut du Mont Washington, New Hampshire

Vue panoramique en haut du Mont Washington, New Hampshire

Gagner en autonomie

La principale différence entre les systèmes québécois et français des écoles d’ingénieur, c’est la liberté totale que l’on a dans nos choix de cours. Ça permet de faire correspondre son profil à son projet professionnel. L’autonomie attendue par les enseignants est très importante : il y a certes moins d’heures de cours en salle avec un professeur par rapport aux écoles en France, mais il y a beaucoup plus de recherches personnelles et d’approfondissement à réaliser par soi-même. Les enseignants proposent également beaucoup de projets en partenariat avec des entreprises, qui sont autant d’opportunités de montrer ce qu’on est capable de faire dans un contexte industriel. Ça permet également de suivre moins de cours et d’acquérir de nouvelles compétences autrement.

Professionnellement, il y a aussi des différences notables entre la France et le Québec. Il faut vite comprendre que le réseau et les contacts font tout, et qu’il faut faire l’effort d’aller aux«[email protected] de réseautageActivité organisée dans le principal objectif de faire se rencontrer des étudiants et des professionnels qui partagent un intérêt pour un domaine.»le plus souvent possible. Autrement, je trouve qu’ici les employeurs jugent beaucoup moins sur les diplômes et regardent plus attentivement le potentiel de valeur ajoutée : on nous donne plus facilement notre chance.

Étudiants de l’ÉTS autour d’un feu de camp

Week-end en chalet autour du feu, près de Montréal

Comme près de la moitié des étudiants en maîtrise sont étrangers, dont une bonne portion de Français, il faut faire des efforts pour créer des liens avec des Québécois. De mon côté, c’est grâce à un job étudiant dans une boulangerie près de l’ÉTS que je me suis fait mes premiers amis québécois. S’investir dans les clubs étudiants est aussi une bonne opportunité de créer des liens.

Une université branchée sur l’industrie

Je dirais que les principaux atouts de l’ÉTS sont sa masse critique (plus de 10 000 étudiants!) et une marque très reconnue dans ses domaines de spécialité, en particulier en génie industriel pour ce qui est de l’aérospatiale. Son autre force est de s’être implantée dans un quartier très dynamique et d’y disposer de beaucoup d’espace sur un seul campus, au centre-ville de Montréal. L’école soutient également beaucoup les clubs techniques et les regroupements culturels des étudiants, ce qui permet de s’investir dans des domaines qui nous passionnent : conception de drones, participation à des compétitions internationales de fusées, promotion de l’aérospatiale, tout y est et dans tous les domaines du génie.  De plus, la marque ÉTS permet d’aller chercher beaucoup de partenariats et de commandites industrielles.

Étudiants de l’ÉTS devant l’édifice d’AÉROÉTS

Mon équipe de choc d’AÉROÉTS, regroupement chargé de promouvoir l’aérospatiale à l’école

Et l’avenir?

J’ai décidé de m’installer au Québec, donc mes plans de carrière sont de trouver un poste d’ingénieur en R. et D. au sein d’une entreprise montréalaise du secteur aéronautique. J’aimerais aussi continuer à m’investir dans les organisations de l’aérospatiale québécoise, et en particulier Aéro Montréal, où j’ai eu la chance d’être désigné récemment ambassadeur de l’ÉTS. Cet engagement bénévole permet d’organiser, avec des étudiants passionnés d’autres universités, des événements qui aident à construire l’industrie aérospatiale du Québec, tout en permettant aux professionnels et aux étudiants de se rencontrer et de se construire un réseau. C’est extrêmement intéressant d’un point de vue personnel et c’est une occasion d’apporter une petite pierre à la richesse de la grappe aérospatiale du Québec.

Conseils pour les futurs étudiants

Parc olympique de Montréal pris d’un avion

Survol de Montréal à bord d’un CESSNA et vue plongeante du parc olympique

Il ne faut pas hésiter à se lancer, ce genre d’opportunité n’arrive pas souvent dans une vie, et la vie à Montréal en général et à l’ÉTS en particulier est vraiment riche. C’est une occasion unique de sortir de sa zone de confort et d’apprendre à s’ouvrir et à se remettre en question. Je pense vraiment que c’est en tant qu’étudiant qu’il faut aller vers ce genre d’aventure; une fois qu’on a le travail, la famille, la vie quotidienne, ça devient beaucoup plus dur de partir à l’autre bout du monde.

Un conseil important également pour les personnes qui souhaitent rester au Québec après leur diplôme (et en particulier pour les double-diplôme en maîtrise) : faire au moins un stage en entreprise ici, dans une entreprise québécoise. Sans cette première expérience québécoise, on devient beaucoup moins compétitifs, en comparaison avec les diplômés du cycle ingénieur à l’ÉTS en particulier, qui eux, ont déjà fait de nombreux stages.

Et un dernier conseil sur la météo : vous pourrez bien sûr profiter des nombreux festivals  montréalais et des activités de plein air en été… mais prévoyez aussi de vous équiper en arrivant pour pouvoir profiter pleinement de l’hiver. Il y a des millions de choses à découvrir durant cette saison dont les activités sportives, qui rendent l’expérience encore plus agréable et excitante.

 

Étudiant de l’ÉTS en haut d’une montage en hiver

Arrivée en haut d’une randonnée en montagne l’hiver dernier : ce n’est pas la neige qui nous arrêtera!

Julien Marolleau

Profil de l'auteur(e)

Julien Marolleau est un étudiant français en codiplomation avec l’Université de technologie de Belfort-Montbéliard où il prépare un diplôme d’ingénieur en génie mécanique et conception. Il étudie à la maîtrise en génie aérospatial à l’ÉTS.

Programme : Génie aérospatial  Génie mécanique 

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