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Journées de la relève en recherche – Édition 2016 - Par : Substance,

Journées de la relève en recherche – Édition 2016


L’équipe de Substance ÉTS a eu la chance de participer à l’édition 2016 des Journées de la relève en recherche, qui se sont déroulées les 22 et 23 septembre 2016 à l’Université de Montréal.

Coorganisées depuis 2013 par l’Association francophone pour le savoir (Acfas) et les Fonds de recherche du Québec, ces journées regroupent environ 250 étudiants maitrisards, doctorants et postdoctoraux ainsi qu’une quarantaine d’intervenants professionnels autour de discussions et d’ateliers thématiques destinés à accompagner et à valoriser la relève scientifique. C’est aussi l’occasion de remettre les prix de l’Acfas aux étudiants lauréats.

Tour d’horizon de quelques ateliers sélectionnés par l’équipe de Substance ÉTS 

1 – Plénière d’ouverture Système de recherche 101

Frédéric Bouchard, président de l’Acfas, a ouvert l’événement en souhaitant la bienvenue aux participants avec un message rempli de créativité et d’optimisme pour la future communauté scientifique du Québec. Son intervention a soutenu l’importance d’une vision axée sur la réalisation des études supérieures pour faire de la recherche, mais aussi sur l’avancement des projets de société. Il a invité les étudiants à explorer sans limites les perspectives de carrière en dehors de l’académique et à participer très tôt dans leur parcours à des initiatives touchant différents secteurs. Il a également couvert divers sujets, tels que l’historique de la recherche scientifique au Québec, la création des organismes subventionnaires ou encore le positionnement des joueurs majeurs du système de recherche québécois et l’importance de connaître ce réseau pour les possibilités d’avancement du jeune chercheur.

2 – Produire une demande de bourse ou de subvention (FRQNT et CRSNG)

Cet atelier, animé par Michel Garceau du Fonds de recherche du Québec – Nature et technologies (FRQNT) et Catherine Harrison du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG), a permis aux participants d’apprendre à préparer une bonne demande de financement dans le domaine des sciences naturelles et du génie. Les animateurs ont aussi donné quelques conseils pour accroître les chances de devenir boursier :

  • Lire attentivement les règles du concours et les respecter : toute demande qui ne respecte pas les règles sera refusée. ;
  • Ne pas attendre à la dernière minute pour remplir une demande de bourse parce que l’obtention des copies certifiées de documents peut prendre plus de temps que prévu. Le portail des sites de téléchargement des demandes pourrait aussi être submergé de demandes si vous soumettez votre demande à la date limite; vous pourriez ne pas être capable de la soumettre à temps.

3 – La vulgarisation scientifique : faire de votre thèse une histoire…

Johanne Lebel, rédactrice en chef du magazine Découvrir de l’Acfas, est experte dans l’art de « raconter » une histoire à partir de la matière scientifique. Que ce soit pour sensibiliser le grand public à un sujet, faire de sa thèse un livre ou encore présenter des résultats à de grandes instances officielles, savoir vulgariser ses travaux de recherche reste  primordial pour tout chercheur. Pour ce faire, elle nous a ainsi partagé quelques astuces :

  • Bien définir son public cible pour adopter un ton rédactionnel approprié.
  • Choisir un titre pertinent: il s’agit ici d’interpeller le lecteur et de renseigner sur le sujet de l’article.
  • Soigner l’amorce de l’article : le premier paragraphe doit inciter le lecteur à poursuivre sa lecture.
  • Rédiger de façon rigoureuse et synthétique et trouver des analogies : on ne s’adresse pas à ses pairs, mais à un public qui ne connaît pas le sujet.
  • Conclure en beauté: répondre à la problématique annoncée dans l’amorce et garder en tête que c’est ici qu’on laisse la dernière impression. Si elle est négligée, cela peut ternir l’ensemble du texte!
  • Aimer son sujet : être motivé et y mettre du sien sont les meilleurs moyens de s’approprier et de développer un style linguistique.
  • Réciter son texte à l’oral : cela permettra de détecter aisément les longueurs du texte!

4 – La créativité en recherche

Cet atelier animé par Sylvie Gendreau, fondatrice et directrice des Cahiers de l’imaginaire, nous a permis de comprendre comment la créativité pouvait être bénéfique à la recherche. L’animatrice a défini le terme créativité et présenté le processus de créativité de Graham Wallas (1926) en quatre phases (préparation, incubation, illumination et validation) à la base de la plupart des processus existants. Elle a par la suite introduit des activités créatives pour chaque phase de ce processus que les participants ont mis à l’essai en équipe.

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5 – Commercialiser son innovation

Christine Martens et Shahad Salman, respectivement directrice développement des affaires et conseillère juridique pour Aligo Innovation s.e.c., ont durant cet atelier introduit les notions de processus de valorisation et des différents types de propriété intellectuelle. En effet, au vu de la diminution de la recherche et du développement au sein même des entreprises, celles-ci se tournent de plus en plus vers les universités pour développer des produits innovants. Ces deux protagonistes font pourtant face à des réalités bien différentes : lorsque le chercheur  a pour priorité de publier ses résultats  pour se faire reconnaître par ses pairs et trouver des collaborateurs potentiels, les entreprises ont quant à elles tendance à garder toute découverte secrète et à chercher avant tout un retour sur l’investissement. Le rôle des sociétés de valorisation de la recherche universitaire telles qu’Aligo Innovation s.e.c. est de faire le pont entre ces deux interlocuteurs et de favoriser le développement économique grâce au transfert de technologies innovantes issues de ses institutions partenaires, notamment par la création d’entreprises dérivées et par l’amélioration de la compétitivité d’entreprises existantes.

6 – L’accès libre : pourquoi et comment?

L’accès libre est un sujet brûlant depuis plusieurs années dans le domaine universitaire. Vincent Larivière, titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les transformations de la communication savante et directeur scientifique de la plateforme Érudit, a présenté un état des lieux du rôle des revues dans la publication scientifique depuis leur création. Internet a certes grandement favorisé la diffusion des écrits scientifiques à tous, mais a également favorisé l’émergence de milliers d’éditeurs parfois peu scrupuleux. Il convient donc au chercheur qui souhaite publier son article en libre accès de faire un travail en amont pour évaluer au mieux la crédibilité des revues afin de s’assurer de ne pas nuire à sa propre réputation!

Pour en savoir plus sur la programmation complète de l’édition 2016.

[accordion title= »Références des images  » close= »1″]Crédit photos : Hombeline Dumas.[/accordion]