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Faire un stage en ingénierie en pleine campagne japonaise - Par : Philippe Murray,

Faire un stage en ingénierie en pleine campagne japonaise


Philippe Murray
Philippe Murray Profil de l'auteur(e)
Philippe Murray est étudiant au baccalauréat en génie logiciel à l’ÉTS depuis l’automne 2014. Après un premier stage sur la Côte-Nord, il a décidé de faire un peu plus de route pour son prochain stage : Fukui, la campagne du Japon
Programme : Génie logiciel 

Gokayama au Japon

Gokayama, village traditionnel et patrimoine mondial dans la prefecture de Toyama. La licence CC de Substance s’applique.

Fukui Byora

Fukui Byora est une entreprise spécialisée dans la production de pièces de métal de petites dimensions par forgeage à froid. Ces pièces sont destinées à être utilisées, entre autres, dans le domaine de l’automobile et de l’électronique. Elle emploie environ 500 personnes, majoritairement dans ses usines situées dans les préfectures d’Ishikawa et de Fukui. Pour ma part, j’ai travaillé à Awara, à l’une de ces usines.

Le stage

Ayant un intérêt certain pour les systèmes d’intelligence d’affaires, j’ai postulé chez Fukui Byora pour un stage de développement BI (Business Intelligence). J’étais le troisième stagiaire à travailler sur ce projet. Non seulement le troisième stagiaire, mais aussi le troisième provenant d’une université de Montréal.

Ma tâche était d’ajouter l’analyse des données de coût de production à un logiciel d’intelligence d’affaires. Il me fallait donc récolter l’information et la faire « parler ». J’ai dû commencer par faire de multiples prototypes d’interface afin de comprendre comment analyser et tirer l’information des données de manière à éclairer  l’utilisateur. Que veut-il savoir? Quel genre d’anomalies veut-il pouvoir déceler. C’est le type de questions auxquelles j’ai dû répondre. J’ai ensuite implémenté la solution afin de calculer et d’agréger les données pour les présenter à l’utilisateur. Aussi, j’ai produit les tests ainsi que la documentation nécessaire pour que la prochaine stagiaire puisse prendre ma relève deux mois après mon départ.

Fukui Sakura au Japon

Cerisiers en fleurs au bord de la rivière Asuwa dans la ville de Fukui

Pourquoi le Japon

Durant le cégep, ayant un fort intérêt pour les langues étrangères, particulièrement pour le japonais et le tagalog, et sachant que je voulais aller à l’université, j’ai commencé à faire des recherches sur les possibilités d’études ou de stages à l’international. C’est ainsi que j’ai trouvé le Canada-Japan Co-op Program et que, trois ans plus tard, j’amorçais le processus afin de dénicher un emploi au Japon. J’ai passé plusieurs entrevues : l’entrevue de présélection à l’ÉTS, une entrevue avec les responsables de la University of British Columbia pour intégrer le programme ainsi que d’autres entrevues avec les représentants de Fukui Byora.

Parler japonais?

C’est une question qu’on me pose souvent : dois-je parler le japonais pour aller travailler au Japon. Beaucoup pensent que oui. J’avais une bonne base en japonais avant de partir, soit environ trois ans d’études de cette langue, mais ce n’est pas le cas de tout le monde. J’ai rencontré des stagiaires maîtrisant le japonais de façon extraordinaire et d’autres qui n’étaient capables que de dire « bonjour ». Pour la langue, ce qui est important est une bonne maîtrise de l’anglais et le désir d’apprendre. Si la seule chose qui vous retient est votre connaissance limitée du japonais, n’hésitez pas à vous lancer.

Okayama Kourakuen au Japon

Kourakuen, situé à Okayama et l’un des 3 grands jardins du Japon

Travailler au Japon :  comment s’y prendre?

La méthode la plus simple est de passer par le Canada-Japan Co-op Program. Pour les étudiants de l’ÉTS, Sophie Boulanger, du service de l’enseignement coopératif, est votre porte d’entrée. Le processus s’entame deux sessions à l’avance. Bien qu’il ne soit pas nécessairement très compliqué, il est chargé : plusieurs échéances très serrées se suivent dans un court laps de temps.

Un point important à considérer également est les frais encourus. Il y a des frais reliés à l’intégration du Canada-Japan Co-op Program. Par la suite, lorsque l’on est sélectionné, on doit se rendre à Vancouver pour une semaine de préparation. Et puis, il y a bien sûr les frais du stage. Heureusement, les étudiants de l’ÉTS sont privilégiés. Alors que la plupart des étudiants doivent payer les frais supplémentaires de la University of British Columbia, l’ÉTS couvre ces frais; nous n’avons que les frais d’inscription réguliers de l’ÉTS à payer. Également, bien que mon salaire là-bas était d’environ 1750 $ CAD par mois, ce qui est assez pour voyager et avoir du plaisir tout en faisant des économies, celui-ci n’était pas aussi élevé que ce que j’aurais obtenu pour un stage en ingénierie effectué ici, au Québec.

Maintenant, est-ce que le jeu en valait la chandelle? De mon point de vue, ça en a valu le chandelier entier. J’ai appris énormément et j’ai fait de belles rencontres. J’ai tellement aimé cette expérience que j’y retourne pour mon 3e stage.

Philippe Murray de l'École de technologie supérieure

L’auteur accompagné de trois collègues lors de son départ

Philippe Murray

Profil de l'auteur(e)

Philippe Murray est étudiant au baccalauréat en génie logiciel à l’ÉTS depuis l’automne 2014. Après un premier stage sur la Côte-Nord, il a décidé de faire un peu plus de route pour son prochain stage : Fukui, la campagne du Japon

Programme : Génie logiciel 

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