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Savoir saisir les occasions - Par : Substance,

Savoir saisir les occasions


Achetée sur Gettyimages.com. Droits d’auteur.

Julia Guérineau, chercheuse institutionnelle spécialisée dans le développement de systèmes cyberphysiques et mécatroniques au Département de génie des systèmes, aime se laisser guider par la « lumière », une jolie métaphore signifiant qu’elle aime saisir les occasions qui la font vibrer. C’est d’ailleurs ce qui l’a poussée à entreprendre des études en génie mécanique et productique à l’Institut universitaire de technologie de Cachan, de l’Université Paris-Sud.  En effet, une modélisation en 3D, aperçue lors d’une porte ouverte universitaire piquera sa curiosité à un point tel qu’elle lui donnera envie d’étudier en génie : « La conception mécanique m’apparaissait alors comme un monde où l’on peut facilement laisser libre cours à son imagination et exprimer sa créativité », se rappelle-t-elle.

Elle poursuivra ses études en génie des systèmes mécaniques à l’Université de technologie de Compiègne. Ces études l’amèneront à explorer d’autres territoires : « Lors d’un stage au sein d’une PME, j’ai pu toucher à plein d’aspects, comme le développement d’un produit, les tests liés à une nouvelle ligne de production et à la mise en place d’un processus visant à faciliter le passage d’une idée vers la commercialisation », dit-elle. Une « lumière » jaillira de cette dernière expérience : « Je me suis rendu compte que c’est l’optimisation des processus de développement qui me passionnait et que c’était le genre de choses que j’avais réellement envie de faire ». Cet intérêt se confirmera lors de son projet de fin d’études qui marquera la fin de son cycle d’études en ingénierie en France.

Julia Guérineau, chercheuse institutionnelle de l'ÉTS

Julia Guérineau, chercheuse institutionnelle de l’ÉTS

Entreprendre des études doctorales et y consacrer plusieurs années ne faisait pas partie de ses plans lorsqu’elle étudiait au lycée. C’était sans compter sur la perspicacité du professeur Matthieu Bricogne, qui la convaincra de poursuivre ses études aux cycles supérieurs lorsqu’elle aura son diplôme d’ingénieur en poche. Il trouvera un argument qui trouvera écho chez Julia : on fait d’abord de la recherche pour soi, pour le plaisir.

Elle saisira l’occasion. C’est ainsi qu’elle entreprendra un doctorat sous la supervision des professeurs Matthieu Bricogne, de l’Université de technologie de Compiègne, et de Louis Rivest, de l’ÉTS.  Sa thèse, soutenue en 2021, portera sur les approches, processus, méthodes et outils qui peuvent être adoptés par les entreprises qui souhaitent développer des produits multidisciplinaires dans le cadre d’une transition vers l’industrie 4.0.

Parallèlement à ses études doctorales, Julia aura l’occasion d’appliquer et de développer ses connaissances sur le terrain, notamment à titre de chargée de projets de recherche chez Vestechpro, un centre de recherche collégial, puis de gestionnaire de la recherche et de l’innovation au sein du même centre. Elle y conduira des projets de recherche appliquée, notamment du côté des vêtements intelligents et connectés pour la santé.

En mai 2023, elle reviendra à l’ÉTS en tant que chercheuse institutionnelle grâce au programme Femmes de génie.  Elle y voit l’occasion de faire progresser les connaissances de son domaine, de travailler en collaboration avec de nombreux partenaires industriels, de partager ses connaissances avec les étudiants et de servir de modèle en tant que femme queer évoluant dans un milieu traditionnellement masculin. « J’aurais aimé, durant mon parcours, avoir accès à des modèles de femmes queers. Il n’y en avait pas vraiment. J’aimerais être ce modèle ne serait-ce que pour aider une seule personne », ajoute-t-elle.

Que souhaite-t-elle transmettre à ses étudiants et étudiantes? « Que le génie, c’est le fun et qu’il est important de choisir une discipline ou un travail qui est en adéquation avec ses valeurs », répond-elle d’emblée. Elle fait aussi une mise en garde : « Bien sûr, nous avons de lourdes responsabilités en tant que membre d’une équipe de recherche, car nous sommes appelés à résoudre des enjeux de société. Nous devons toutefois avoir l’humilité de reconnaître que la technologie ne résoudra pas tout, notamment du côté du réchauffement climatique. Pour y arriver, nous devrons nécessairement travailler ensemble », conclut-elle.

Travailler en multidisciplinarité, en collaboration avec des personnes de divers horizons, tout en faisant preuve de bienveillance à l’égard des autres…  Il ne fait aucun doute, avec l’ÉTS, Julia a choisi la bonne enseigne.

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