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Oser partir à l’international et revenir transformé - Par : Nicko Brisebois Gongora,

Oser partir à l’international et revenir transformé


Nicko Brisebois Gongora est diplômé en génie mécanique de l’ÉTS. Dans le cadre de ses études, il a effectué un stage à l’Université Libre de Bruxelles et une session d’études à la University of Hertfordshire.

Nicko Brisebois Gongora
Nicko Brisebois Gongora Profil de l'auteur(e)
Nicko Brisebois Gongora est diplômé en génie mécanique de l’ÉTS et travaille chez Ruiz Aerospace Manufacturing. Durant ses études, il s’est investi dans le développement de sa carrière par le biais d’aventures incroyables, telles qu’un stage en Belgique et une session d’étude en Angleterre sans compter de nombreuses autres activités parascolaires.
Programme : Génie mécanique 

La Grand-Place de Bruxelles, Belgique

L’image d’en-tête montre la Grand-Place de Bruxelles et provient de l’auteur. La licence CC de Substance s’applique.

Ça nous est tous arrivé d’entendre des gens dire que leurs vies ont changé après cette fameuse session d’étude à l’étranger. De les entendre dire que, depuis cette période de leur vie, ils se sentent différents et meilleurs. Ça nous est tous arrivé de voir un ami Facebook écrire un long texte qui commence par « Depuis cette session en Thaïlande, je suis une nouvelle personne », accompagné de 293 photos de singes, d’éléphants et de montagnes. Moi, dans ces moments-là, dans le confort de mon salon, je me disais que c’était du n’importe quoi, que ça ne se pouvait pas vraiment de vivre une expérience aussi spéciale et de changer tout bêtement parce qu’on est allé dans un autre pays. Écoute, je suis allé dans un tout inclus au Mexique et à Cuba pendant une semaine et ma vie n’a pas tellement changé. À part devenir un peu plus brun, un peu plus gros et d’avoir mangé quelque chose qui m’a rendu malade, je n’étais pas devenu une « nouvelle personne ».

Je dois quand même admettre que j’étais curieux de connaître ce qui rendait ces gens aussi heureux et excités. Qu’est-ce qui faisait que mes amis qui, eux, sont partis étudier à l’étranger étaient revenus avec une joie de vivre sortie de nulle part, une confiance impressionnante et une sorte de paix d’esprit intrigante. En gros, je résumerais ça en disant qu’ils revenaient heureux et oui, je l’admets, changés. Tout ça commençait à me rendre jaloux. En plus de toutes les questions que je me posais sur les études à l’étranger, j’avais l’impression, chaque fois que mes amis me racontaient leurs aventures, de ne pas saisir l’ampleur de l’aventure et des émotions qu’ils avaient vécues.

Nicko Brisebois Gongora de l’ÉTS sur les falaises de Moher

Avec deux amis américains et une amie espagnole en Irlande, sur les falaises de Moher

Pour mettre le doigt sur tout ce mystère, je me suis finalement décidé et je suis parti faire un stage en Belgique et une session d’étude en Angleterre. Ça veut dire huit mois dans des pays et des cultures desquels je ne connaissais pratiquement rien ni personne. Et c’est quoi la première chose que j’ai dite en revenant? JE SUIS DEVENU UNE NOUVELLE PERSONNE! Eh oui, je me retrouve maintenant du côté de ces gens qui sont partis à l’aventure, sans compter le fait que j’ai aussi publié des centaines de photos sur les réseaux sociaux avec des textes très longs remplis d’amour. Je peux maintenant te dire que ça va réellement changer ta vie et que tu devrais tout de suite te mettre au travail pour aller étudier à l’étranger. Avec plus de 4,3 millions d’étudiants qui partent étudier à l’étranger chaque année[1], ça ne doit pas être si compliqué à réaliser ni être si ennuyant que ça.

Au début, remplir la paperasse pour réussir à trouver des cours qui correspondent à ceux que tu dois suivre dans ton programme d’étude c’est assommant. Attention, obtenir le visa l’est encore plus. Une fois passée cette étape, il va falloir que tu affrontes la solitude de la première semaine. Tu vas te retrouver tout seul, dans un autre pays avec le sentiment que personne ne peut t’aider ni te comprendre. Le bout plus intéressant dans tout ça, c’est que tu vas voir que tu peux te sortir de ces difficultés tout seul. De toute façon, l’étape de la solitude ne dure jamais très longtemps. Quand tu voyages à l’étranger, tu te rends compte que les êtres humains sont plus gentils que tu ne le pensais et que se faire des amis, c’est un jeu d’enfant. C’est facile parce qu’on se retrouve plusieurs à être tout seuls, alors on s’unit. C’est drôle, mais quand tu vois quelqu’un regarder une carte écrite en allemand et soupirer de désespoir, tu soupires de soulagement en te disant « Yes! Je ne suis pas le seul perdu ». Et voilà, tu viens de te faire un premier ami.

Nicko Brisebois Gongora de l’ÉTS lors de son départ de Belgique

Fête de départ de Belgique, en compagnie d’amis Italiens, espagnols, français, belges, slovaques et québécois

Les choses que peut t’apporter une expérience comme celle-là sont innombrables. Pendant ces huit mois de l’autre côté de l’océan, j’ai rencontré des centaines de personnes provenant des quatre coins du globe. Sais-tu ce que ça veut dire? J’ai maintenant une centaine de maisons où je peux rester si je décide de retourner voyager un jour. I can also tell you that my English is a lot better now and consists of other words than « yes », « no » and « toaster ». Dans mon cas, j’ai parfait mon anglais, mais ça peut être l’allemand si tu veux, ou l’italien même. Tu goûtes à la culture d’un autre pays, à sa nourriture, à sa méthode d’enseignement et j’en passe. Pour ma part, j’ai fait une session dans un programme d’étude d’ingénierie de la course automobile. Aux dernières nouvelles, ce programme n’existe pas au Québec et laisse-moi te dire que j’ai beaucoup appris et que j’en garde des souvenirs et des connaissances fantastiques.

Partir pendant une session, ça brise la routine des études, ça tue la déprime qui nous frappe durant le mois de janvier. C’est quatre mois de pur plaisir. Même aller à l’école devient excitant. Aussi, tu vas faire la fête souvent, très souvent. Tu vas voyager, te faire de nouveaux amis et qui sait, peut-être trouver un bel italien ou une belle Espagnole. Et si quelqu’un t’attend patiemment ici, ce n’est pas grave: les Italiens et les Espagnoles peuvent aussi devenir de très bons amis. Tu vas aussi te rendre compte que tu aimes ton chez-toi. Tu vas réaliser tout ce que tu as et en même temps apprécier tous les petits bonheurs de la vie. Arriver à prendre le bon bus sans se tromper, ça peut facilement devenir un exploit. Tu vas goûter à la liberté comme jamais auparavant. Tu quittes tout pour une session, tu pars avec toi et toi seul et c’est là que tu te découvres, que tu te rencontres.

Nicko Brisebois Gongora de l’ÉTS en Allemagne

À la découverte des plus prestigieux châteaux d’Allemagne

Au cours du stage ou de la session d’étude, tu vas peut-être être choqué par la façon dont les gens vivent, s’expriment, s’habillent et même travaillent. C’est comme ça que tu prends conscience de ce que signifie le mot « culture ». De cette culture, il y a du bon que tu gardes et d’autres choses que tu ne gardes pas. Ces choses que tu as gardées, ce n’est pas tout le monde qui les aura et c’est ce qui fait que tu arriveras à te démarquer à ta prochaine entrevue, ton prochain emploi ou dans ta vie en général. En Angleterre, ça peut sembler idiot, mais j’ai appris à m’amuser. Le campus où j’étais était un monde à part, un genre d’amplificateur d’expériences positives. Non seulement j’ai eu du plaisir, mais j’ai aussi appris à être un leader, à pratiquer un nouveau sport, à vivre avec six colocataires, à dire non et à prendre du temps pour moi. En Belgique, j’ai appris comment être réellement débrouillard, comment mieux communiquer avec un supérieur physiquement absent, comment travailler dans un environnement sans structure et comment m’adapter au lieu de résister au changement. D’un point de vue plus personnel, j’ai appris qu’un défi n’est jamais trop grand, que c’est important de sortir de sa zone de confort, qu’il faut lâcher prise et vivre le moment présent parce qu’hier ne revient jamais.

[1] https://en.wikipedia.org/wiki/International_student

Nicko Brisebois Gongora

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Nicko Brisebois Gongora est diplômé en génie mécanique de l’ÉTS et travaille chez Ruiz Aerospace Manufacturing. Durant ses études, il s’est investi dans le développement de sa carrière par le biais d’aventures incroyables, telles qu’un stage en Belgique et une session d’étude en Angleterre sans compter de nombreuses autres activités parascolaires.

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