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L’intelligence artificielle pour mieux gérer sa consommation énergétique - Par : Substance,

L’intelligence artificielle pour mieux gérer sa consommation énergétique


Maison alimentée avec de l'énergie intelligente

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Nos besoins en énergie électrique atteindront d’ici 10 ans des niveaux sans précédent. Et pour l’instant, notre approvisionnement en électricité provient essentiellement de ressources polluantes, la moins chère et la plus abondante étant le charbon.  

Sommes-nous prêts à vivre dans un monde de plus en plus énergivore ? 

Selon le professeur-chercheur Kamal Al-Haddad, nous n’avons d’autre choix que de développer des techniques et des moyens pour utiliser l’énergie de la façon la plus rationnelle possible et de trouver de nouvelles sources d’énergie renouvelable afin de combler tous nos besoins, autant industriels et commerciaux que résidentiels.

L’énergie intelligente de demain

Kamal Al-Haddad, professeur au Département de génie électrique de l’ÉTS

Kamal Al-Haddad, professeur au Département de génie électrique de l’ÉTS

Pionnier dans le domaine de l’électronique de puissance et des systèmes de conversion d’énergie, M. Al-Haddad fait aujourd’hui partie de l’élite mondiale des chercheurs dans ce secteur. Il s’intéresse depuis plus de 30 ans aux convertisseurs électroniques de puissance, à la qualité de l’énergie électrique, aux harmoniques de courant et aux énergies vertes. 

« L’intelligence artificielle peut être largement utilisée pour résoudre les problèmes complexes liés à l’électronique de puissance et à ses applications dans divers domaines, en particulier celui des énergies renouvelables », explique le professeur. D’après lui, des sociétés comme Hydro-Québec sont appelées à se transformer radicalement, en offrant notamment à la population des microréseaux électriques intelligents à l’échelle individuelle. Ceux-ci seraient centralisés dans les lieux où les gens vivent, et la distribution de l’électricité serait gérée par des systèmes de contrôle basés sur l’intelligence artificielle. Par ailleurs, ces réseaux n’auraient plus à être reliés à des câbles faisant plusieurs centaines de kilomètres.  

« Chaque individu sera appelé à gérer son énergie, comme s’il s’agissait d’un portefeuille. Nous devrons composer avec une déréglementation de l’électricité, qui sera facturée à la consommation. Comme le transport représente un tiers des dépenses globales d’énergie, l’électrification des transports par le biais de ressources non polluantes est le sujet de l’heure dans le monde, autant sur le plan collectif qu’individuel. La gestion rationnelle de l’électricité s’inscrira dans le cadre d’un effort global, comme l’est désormais le recyclage », continue-t-il.  

Fellow de l’IEEE depuis 2007, le professeur Al-Haddad est aussi membre de l’Académie des Sciences et Fellow de la Société royale du Canada (FRSC) – le plus grand honneur qui puisse être accordé à ceux et celles qui œuvrent au Canada dans le domaine des arts, des sciences sociales ou des sciences. Titulaire de la Chaire de recherche du Canada en conversion de l’énergie électrique et en électronique de puissance à l’ÉTS depuis sa création en 2002, il dirige également le Groupe de recherche en électronique de puissance et commande industrielle (GRÉPCI). 


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