ACTUALITÉ SCIENTIFIQUE
ET INNOVATION DE L'ÉTS
La maîtrise en génie aérospatial à l’ÉTS: des études supérieures jusqu’à la participation à l’International Space University | Partie 2 - Par : Vincent Coache,

La maîtrise en génie aérospatial à l’ÉTS: des études supérieures jusqu’à la participation à l’International Space University | Partie 2


Vincent Coache
Vincent Coache a terminé une maîtrise en génie aérospatial à l’ÉTS.
Programme : Génie aérospatial 

D’une durée de 9 semaines, le « Space Study Program » (SSP) est un programme intensif de développement professionnel destiné aux étudiants universitaires des cycles supérieurs ainsi qu’aux professionnels des quatre coins du monde œuvrant dans diverses disciplines et ayant un intérêt pour le domaine spatial. Plusieurs sujets techniques et non techniques reliés au domaine spatial y sont abordés : l’ingénierie, les applications spatiales, les sciences physiques, le droit et la politique, les affaires et la gestion, les sciences de la vie ainsi que « l’espace et la société ». L’accent est mis sur la coopération entre les participants telle que vécue dans le domaine spatial, soit, dans une perspective interdisciplinaire, interculturelle et internationale (les 3 « I » de l’ISU).

ISUvc2

Dans un précédent article, j’ai survolé mon parcours du marché du travail à la maîtrise en génie aérospatial à l’ÉTS (voir cet article). Le présent article fera état des activités académiques, sociales et professionnelles auxquelles j’ai eu l’opportunité de participer lors du SSP’12 en Floride.

Le programme SSP’12 en bref

Ce programme se subdivise en 3 phases principales d’une durée de 3 semaines chacune: phase 1, le «  Core Curriculum »; phase 2, les « Department Activities »; phase 3,  « Team Project ».

ISUvc3

Les cours de base

La phase 1 m’a permis d’élargir mes horizons et de me familiariser avec les diverses disciplines impliquées dans les programmes spatiaux déjà évoqués dans le premier paragraphe. Notons que ceux-ci constituent les 7 départements académiques du SSP. Il est intéressant de mentionner que certaines de ces présentations ont été données par des scientifiques canadiens œuvrant dans l’industrie spatiale, dont, entre autres, madame Su-Yin Tan (applications spatiales) et messieurs Doug Hamilton (sciences de la vie) et Christian Sallaberger (affaires et gestion). La phase 1 fut complétée par des séminaires et des journées thématiques. Certains séminaires étaient obligatoires (par ex. : rédaction de rapports et mécanique orbitale), tandis que d’autres pouvaient être choisis selon les intérêts personnels de l’étudiant (par ex. : robotique et conception d’un satellite géostationnaire). À la fin des cours, un examen final visant à contrôler les connaissances acquises par les participants était administré au début de la 5e semaine.

ISUvc4

Le superbe campus en Floride

Les activités départementales

ISUvc5

Présentation de M. Samuel Durrance

Lors de la deuxième phase du SSP’12, j’ai opté pour le département des applications spatiales parmi les 7 départements académiques. Dans le cadre des activités, nous avons pu explorer en détail certaines technologies spatiales ainsi que les bénéfices scientifiques et sociaux y étant associés pour des applications telles que l’analyse et l’interprétation d’images issues de la télédétection, les systèmes de navigation par satellite, les satellites de communication, les systèmes d’informations géographiques et les télescopes. À ce sujet, j’ai particulièrement apprécié la présentation de l’expérience de M. Samuel Durrance, un astronaute spécialiste de mission qui a participé au développement du « Hopkins Ultraviolet Telescope » (ce dernier ayant volé sur la navette Columbia). Toutes ces séances furent couronnées par la réalisation de nos projets individuels. J’ai choisi d’explorer la technologie de positionnement par GPS ainsi que l’estimation de l’erreur y étant associée. En plus des diverses séances académiques, plusieurs visites professionnelles reliées aux applications spatiales ont été organisées.

Mes favorites furent le Kennedy Space Center Vehicule Assembly Building (où nous avons pu nous approcher de la navette Atlantis) ainsi que le « Cape Canaveral Air Force Station » qui comprend plusieurs emplacements historiques du programme spatial américain (Explorer 1, Mercury, Gemini, pas de tir d’Apollo 1, pour en nommer quelques-uns).

Les participants et le personnel du SSP12 au « Kennedy Space Center » durant la mise hors service de la navette spatiale, le 29 juin 2012.

Les participants et le personnel du SSP12 au « Kennedy Space Center » durant la mise hors service de la navette spatiale, le 29 juin 2012.

Une grue descend la navette spatiale Discovery sur les lanceurs SSET et SSSRBs dans la baie 3 du «Vehicle Assembly Building» pour le STS-124.

Une grue descend la navette spatiale Discovery sur les lanceurs SSET et SSSRBs dans la baie 3 du «Vehicle Assembly Building» pour le STS-124.

Le projet d’équipe

Lors de la troisième phase du SSP, les participants devaient explorer un sujet dans le cadre d’un projet d’équipe se déroulant dans un environnement interdisciplinaire, interculturel et international. Parmi les 4 projets proposés, j’ai sélectionné le projet d’équipe qui impliquait un concept relativement récent: les «Spaceports». Celui-ci visait le développement d’un réseau progressif de « Spaceports » pour permettre l’exploration spatiale ainsi que l’émergence d’activités commerciales dans l’espace. Ce réseau mise sur l’utilisation des ressources les plus compétitives financièrement (utilisation de ressources in-situ pour générer des propergols, de l’énergie et des matériaux). Après plusieurs itérations et de nombreuses heures consacrées aux différentes phases de ce travail regroupant une organisation de plus de 30 personnes, nous avons réussi à remettre les différents livrables, soit la lettre d’intention, le rapport final, le résumé ainsi que la présentation. Ce fut un exemple concret de coopération internationale dans le domaine spatial.

Les autres activités

En plus des 3 phases académiques du programme, plusieurs activités optionnelles étaient offertes pour en apprendre davantage sur divers sujets d’intérêt (conférences optionnelles), effectuer des visites professionnelles ou réseauter avec les autres invités présents (participants, conférenciers et anciens). Les soirées culturelles furent non seulement des occasions pour avoir du plaisir et socialiser, mais aussi pour approfondir nos connaissances sur les pays d’où provenaient les participants. Assister aux lancements de missions spatiales (Atlas V et Delta IV heavy) à partir du balcon du « Operations Support Building » de la NASA fut un autre moment privilégié que nous avons pu vivre.

ISUvc8

L’expérience acquise ainsi que les contacts professionnels obtenus lors du SSP’12 auront un impact positif non seulement sur ma maîtrise en génie aérospatial, mais aussi sur la suite de mon cheminement professionnel.

N’oublions pas que l’ISU arrive bientôt à l’ÉTS. En effet, l’ETS et HEC Montréal seront les hôtes du SSP14 à l’été 2014!

 

Vincent Coache

Profil de l'auteur(e)

Vincent Coache a terminé une maîtrise en génie aérospatial à l’ÉTS.

Programme : Génie aérospatial 

Profil de l'auteur(e)


Domaines d'expertise :

Aéronautique 

commentaires

    Laisser un commentaire

    Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *