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La maîtrise en génie aérospatial à l’ÉTS: des études supérieures jusqu’à la participation à l’«International Space University» | Partie 1 - Par : Vincent Coache,

La maîtrise en génie aérospatial à l’ÉTS: des études supérieures jusqu’à la participation à l’«International Space University» | Partie 1


Vincent Coache
Vincent Coache a terminé une maîtrise en génie aérospatial à l’ÉTS.
Programme : Génie aérospatial 

Mon nom est Vincent Coache et je suis étudiant à la maîtrise en génie aérospatial à l’École de technologie supérieure de Montréal (ÉTS). À l’été 2012, j’ai eu le privilège de relever le défi de représenter l’ÉTS et le Canada dans le cadre du «Space Study Program» 2012 (SSP’12) de l’«International Space University» (ISU). Choisir l’ÉTS pour poursuivre mes études supérieures m’aura permis de passer du marché du travail aux études, pour ensuite me permettre de participer d’une manière tout à fait inattendue à l’expérience mémorable qu’est le SSP’12  de l’ISU.

Avant de parvenir à cette étape de ma vie professionnelle, j’ai suivi un parcours académique de niveau secondaire et collégial où j’ai toujours eu un intérêt marqué pour les sciences et la technologie. Mon intérêt pour la conception de produits, l’innovation technologique, la résolution de problèmes techniques ainsi que la science en général a motivé mon inscription dans le programme de baccalauréat en génie mécanique dans le but d’obtenir mon diplôme d’ingénieur. Au cours de mes études, j’ai participé au programme d’échange international à «Luleå University of Technology» en Suède où j’ai eu l’occasion d’étudier et de rencontrer des personnes d’autres cultures. De plus, suite à une opportunité, j’ai choisi d’intégrer l’orientation technologies spatiales à mon diplôme d’ingénieur. Cela m’a permis de m’initier aux sciences spatiales, un domaine pour lequel j’ai toujours été passionné, mais qui m’apparaissait inaccessible.

Pourquoi ai-je opté pour des études supérieures en génie aérospatial?

Au cours de mon expérience sur le marché du travail acquise principalement dans l’industrie ferroviaire et automobile, j’ai constaté que mes champs d’intérêts professionnels se situaient davantage dans des domaines de l’ingénierie tels que la résistance des matériaux, la conception assistée par ordinateur ainsi que la recherche et le développement. De plus, j’avais toujours à l’esprit l’idée de travailler un jour dans le secteur de l’aéronautique ou des technologies spatiales pour lesquelles j’ai toujours eu un grand intérêt. Travaillant dans le domaine automobile au Québec, mais voulant œuvrer dans mes champs d’intérêts professionnels, j’ai entrepris une réflexion personnelle au cours de laquelle je me suis posé la question suivante : «quel secteur industriel au Québec est reconnu pour sa haute technologie, son dynamisme, ainsi que sa compétitivité à l’échelle internationale?» J’ai alors tout de suite pensé au secteur aérospatial québécois qui possède une «grappe industrielle» principalement concentrée dans la grande région de Montréal. Constatant qu’il est difficile pour un candidat de se trouver un emploi dans ce domaine s’il n’était pas spécialisé, j’ai opté pour le programme de maîtrise en génie aérospatial où universités et entreprises sont partenaires pour former les futurs spécialistes. Celui-ci permet aux ingénieurs de se spécialiser par l’acquisition de connaissances et de compétences spécifiques à ce secteur ainsi que par des activités pratiques telles que des études de cas et des stages en partenariat avec les entreprises. Ce contenu a alors piqué ma curiosité et m’a incité à me renseigner davantage dans le but de sélectionner une université.

Qu’est-ce qui m’a motivé à choisir l’ÉTS?

Plusieurs universités offraient ce programme de maîtrise en partenariat avec le Centre d’adaptation de la main-d’œuvre aérospatiale au Québec (CAMAQ). J’étais à la recherche d’une université qui me permettrait de faire une maîtrise et en plus, de m’offrir un débouché direct vers le marché du travail. J’ai alors tout de suite pensé à l’ÉTS, institution reconnue pour son approche pratique et innovatrice ainsi que pour ses liens étroits avec l’industrie. De plus, j’ai été agréablement surpris par la flexibilité offerte dans le cadre de cette formation. En effet, j’avais la possibilité de personnaliser mon cheminement en fonction de mes intérêts et de mes disponibilités en sélectionnant au besoin plusieurs cours d’autres universités. La situation géographique de l’ÉTS nous offre de recevoir la formation et les stages dans la même région où se trouve principalement la « grappe industrielle » de l’aérospatial.

Mon arrivée à l’ÉTS ainsi que ma candidature à l’ISU

Lors de mon arrivée à l’ÉTS à l’automne 2011, j’ai entrepris ma maîtrise en génie aérospatial qui devait durer environ 2 ans à temps plein, incluant le stage. J’étais conscient du fait qu’aucune branche de ma formation n’allait aborder les technologies spatiales, mais je ne m’en préoccupais pas trop étant donné que les débouchés dans le domaine spatial au Québec sont plus limités. J’étais tout de même au courant depuis quelques années de l’existence de l’ISU ainsi que de son «Space Study Program» (SSP), mais le fait que je sois sur le marché du travail dans un domaine en dehors des technologies spatiales limitait mes chances de pouvoir y participer. Étant de retour aux études dans le domaine de l’Aérospatial et voulant regarder la possibilité d’inclure un volet «spatial» à ma formation, j’ai commencé à regarder plus sérieusement ce qu’offrait l’ISU. Mon but était de voir s’il y avait un moyen de rafraîchir mes connaissances tout en rencontrant d’autres personnes passionnées du domaine spatial. Je n’avais jamais entendu parler de cet organisme et je me posais la question «qu’est-ce que l’ISU ?». Fondée en 1987, il s’agit d’un organisme à but non lucratif offrant une formation multidisciplinaire de niveau «études supérieures» dans un contexte de coopération internationale. Cette institution offre, entre autres, un programme d’études spatiales SSP d’une durée de 9 semaines destiné aux étudiants et professionnels provenant de diverses disciplines du domaine spatial. C’est en parcourant le site web de la «Canadian Foundation for International Space University» (CFISU, organisme caritatif privé à but non lucratif faisant la promotion de l’ISU au Canada qui vise aussi l’usage pacifique de l’espace pour le bien de l’humanité ainsi que le développement des futurs leaders canadiens dans ce domaine) ainsi que celui de l’ISU que j’ai décidé de poser ma candidature. L’édition 2012 du prestigieux programme SSP avait comme hôte des institutions renommées dans le domaine spatial des États-Unis, soit le «Florida Institute of Technology» ainsi que la NASA du «Kennedy Space Center». J’étais tout de même conscient que le coût financier du SSP était élevé, mais que la CFISU  décerne chaque année des bourses pouvant couvrir la totalité de ces frais de scolarité. J’ai donc posé ma candidature. Au moment où je terminais de remplir celle-ci, j’ai appris avec étonnement que l’ÉTS, qui sollicitait au début de l’année 2011 l’accueil du SSP 2014 en compagnie de HEC Montréal, annonçait la création d’une bourse couvrant la totalité des dépenses qui serait octroyée à un étudiant de l’ÉTS afin de lui permettre de participer au programme SSP’12 à l’ISU. J’ai finalement obtenu d’une manière tout à fait inattendue la bourse de l’ÉTS. Qui l’aurait cru? Dire que je venais à l’université pour compléter une maîtrise seulement… Sans la bourse de financement complet créée par l’ÉTS, il m’aurait été impossible de vivre l’expérience de l’ISU. C’est à ce moment que j’ai compris à quel point l’ÉTS est une institution d’enseignement tournée sur le monde et offrant à ses étudiants un univers de possibilités.

Quel fut le résultat de ma participation au SSP’12?

L’ISU fut pour moi une expérience enrichissante au plan académique, social et culturel au sein d’une institution internationale d’enseignement dédiée à l’espace. J’ai eu le privilège de côtoyer et d’interagir avec des participants, des experts, des astronautes ainsi que plusieurs personnalités de haut calibre provenant des quatre coins de la planète ayant toutes la même passion : le domaine spatial. Cette expérience aura non seulement enrichi ma maîtrise en génie aérospatial par les connaissances multidisciplinaires acquises et les expériences vécues dans le domaine spatial, mais devrait aussi me permettre d’entreprendre un cheminement professionnel dans le domaine spatial canadien.

Dans mon prochain article, je traiterai plus en détails de mon expérience vécue lors du SSP’12 en Floride.

N’oublions pas que l’ISU s’en vient bientôt à l’ÉTS. En effet, l’ÉTS et HEC Montréal seront les hôtes du SSP à l’été 2014.

D’ici mon prochain article ?

Je me posais les questions suivantes et je désirerais avoir de vos commentaires :

  • Qu’est-ce qui vous motive à vouloir faire des études supérieures, plus spécifiquement la maîtrise en génie aérospatial? Quelles sont vos attentes?
  • Avant de lire l’article, aviez-vous déjà entendu parler de l’ISU  ainsi que de la CFISU? Si oui, comment?
  • Avez-vous l’impression qu’une carrière dans le domaine spatial est accessible au Québec? Si oui, de quelle manière?

Vincent Coache

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Vincent Coache a terminé une maîtrise en génie aérospatial à l’ÉTS.

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