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Établir le cadre des prochains réseaux intégrant les objets connectés - Par : Georges Kaddoum,

Établir le cadre des prochains réseaux intégrant les objets connectés


Georges Kaddoum
Georges Kaddoum Profil de l'auteur(e)
Georges Kaddoum est professeur agrégé au Département de génie électrique et titulaire d’une chaire de recherche du Canada de niveau 2 à l’ÉTS. Il a reçu le Prix d’excellence en recherche de l’UQ et le Prix d’excellence en recherche ÉTS.
Programme : Génie électrique 

réseaux d'objets connectés

Achetée sur Istock.com. Droits d’auteur.

À l’heure actuelle, plus de 25 milliards d’objets connectés existent sur la planète. Et ce n’est qu’un début : les experts prédisent que le marché de l’IDO poursuivra sa croissance et qu’il augmentera de 8 % d’ici 2022.

L’éventail des objets connectés est très large : il comprend les appareils médicaux, les transports, les services publics, les gadgets sportifs, pour ne nommer que ceux-ci. Plusieurs de ces objets seront au cœur des villes intelligentes de demain. 

En ce moment, il est impossible de trouver une solution unique qui assure de manière optimale l’accès aux objets connectés ainsi que leur sécurité et leur intégrité. En effet, ces dispositifs ont été conçus de manière à répondre à certains paramètres qui ne s’accordent pas nécessairement aux autres objets ou réseaux avec lesquels ils doivent se connecter. Il en résulte des solutions incomplètes qui préoccupent les spécialistes, notamment sur les plans de la connectivité et de la sécurité. 

Qui plus est, chacun des objets connectés nécessite des ressources particulières. Certains objets doivent être abordables et peu énergivores, tandis que d’autres doivent être extrêmement fiables, voire infaillibles, en plus de pouvoir compter sur une communication de très faible latence. 

En ce qui concerne la sécurité, il va de soi que ces réseaux doivent être mieux protégés. Des erreurs humaines, des esprits malveillants et les guerres commerciales que se livrent certains États représentent des menaces bien réelles. Celles-ci peuvent non seulement compromettre la sécurité des données personnelles, mais aussi interrompre les services publics et, dans certains cas, mettre en péril la vie des citoyens.  

Des solutions complètes assurant la connectivité et la sécurité

Les chercheurs de la Chaire de recherche du Canada sur la création d’un nouveau cadre pour les prochaines générations de réseaux intégrant l’internet des objets (IdO) comptent établir des lignes directrices en vue d’assurer la connectivité, la gestion des ressources et la sécurité des prochaines générations de réseaux intégrant les objets connectés.

Pour y parvenir, ils visent à :  

  • concevoir des solutions intelligentes d’allocation des ressources en vue de répondre aux défis techniques des prochaines générations de réseaux qui auront à intégrer des milliards d’objets connectés ;  
  • élaborer de nouvelles stratégies d’accès qui seront suffisamment performantes pour soutenir des connexions massives ; 
  • élaborer des solutions pour prévenir les failles de sécurité des réseaux intégrant les objets connectés.

Des réseaux plus performants et plus sûrs

Les travaux de la Chaire génèreront des retombées importantes pour les réseaux IdO.

 

  • Une meilleure protection des réseaux intégrant les objets connectés.

    D’après Forrester, 69 % des entreprises en Amérique du Nord possèdent davantage d’objets connectés sur leurs serveurs que d’ordinateurs. Les travaux de recherche de la Chaire contribueront à sécuriser les réseaux sans fil, à mieux gérer les ressources de ces réseaux de

    Georges Kaddoum, professeur à l’ÉTS et titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur la création d'un nouveau cadre pour les prochaines générations de réseaux intégrant l’internet des objets (IdO)

    Georges Kaddoum, professeur à l’ÉTS et titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur la création d’un nouveau cadre pour les prochaines générations de réseaux intégrant l’internet des objets (IdO)

    façon à optimiser la consommation d’énergie, tout en réduisant la latence et en répondant aux besoins d’une variété de services et d’applications.

 

  • Une réduction éventuelle des coûts liés à la cybercriminalité.

Le gouvernement du Canada estime que la cybercriminalité coûtera six milliards de dollars par année aux Canadiens d’ici 2021. Une meilleure protection des réseaux de communication intégrant l’IdO contribuera à réduire ces coûts.

  • La formation de personnel hautement qualifié.

Comme le marché des objets connectés est en plein essor, celui-ci devra pouvoir s’appuyer sur une main-d’œuvre qualifiée ayant des connaissances approfondies dans les domaines de la sécurité des réseaux, de la gestion des ressources et de la connectivité massive liés aux prochaines générations de réseaux intégrant des objets connectés. La Chaire contribuera à la formation de personnel spécialisé, puisqu’elle embauchera trois doctorants et deux étudiants de la maîtrise pour l’épauler dans ses travaux.

Georges Kaddoum

Profil de l'auteur(e)

Georges Kaddoum est professeur agrégé au Département de génie électrique et titulaire d’une chaire de recherche du Canada de niveau 2 à l’ÉTS. Il a reçu le Prix d’excellence en recherche de l’UQ et le Prix d’excellence en recherche ÉTS.

Programme : Génie électrique 

Chaire de recherche : Chaire de recherche du Canada sur la création d’un nouveau cadre pour les prochaines générations de réseaux intégrant l’Internet des objets (IdO) 

Laboratoires de recherche : LACIME – Laboratoire de communications et d'intégration de la microélectronique 

Profil de l'auteur(e)


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