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Entre la Joconde et la bicyclette, l’ingénieur de demain a-t-il bien vieilli? Ou que reste-t-il de ce bon Leonardo? - Par : Gilles Cloutier,

Entre la Joconde et la bicyclette, l’ingénieur de demain a-t-il bien vieilli? Ou que reste-t-il de ce bon Leonardo?


Nous conviendrons dès le départ qu’identifier l’ingénieur d’aujourd’hui n’est déjà pas tâche facile…Aussi, on s’emploie souvent à qualifier notre contemporain d’ingénieur migrateur et universaliste, d’ingénieur de demain, d’ingénieur global, d’humaniste intègre, d’innovateur, parfois artiste et quoi d’autre encore qui rassure au-delà de la production de biens matériels, de la livraison d’expertise et de la modernisation des sciences pures et appliquées. Bref, à lui faire porter, une fois de plus, l’ingrat fardeau du développement et de l’évolution du genre.

Les propos rassurants de nos confrères Fahd Benchekroun et Roberto Palmieri sur ce réseau ont tôt fait de me rassurer: ils ont le talent et le discernement! Entre compétences techniques et sociales, ils incarnent le genre nouveau souhaité en son temps par les Grands et dont Leonardo l’Inquiet en a souvent assuré les frais. Leur regard frais sur le dispositif d’incubation et de préparation à la profession assaisonne joyeusement le menu académique entre les savoirs, les compétences à partager et la conscience éthique face à la responsabilité obligée de celui qui s’installe parfois goulûment dans la hiérarchie.

N’hésitons pas, merci à nos deux compères et combien d’autres artisans, à reconnaître à la Maison ETS le podium des grandes Écoles de génie, entendons celles qui se dévouent à pressentir le levain et la qualité du fruit et qui s’affairent à niveler les clivages entre technologie, industrie et développement social….

En conclusion de cette brève résonnance en écho aux discours de nos confrères, fringants disciples du génie de Toscane, pourtant passé maître des chefs-d’œuvre inachevés et de l’ingénierie obligatoirement globale, l’un ne peut que continuer d’espérer que le noble métier d’ingénieur retrouve les ambitions que lui garantissent aujourd’hui ses moyens.


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