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Dites adieu aux machines à laver! - Par : Anouer Kebir,

Dites adieu aux machines à laver!


Anouer Kebir
Anouer Kebir est actuellement candidat au doctorat en génie électrique de l’ÉTS. Ses champs d’intérêt portent sur l’optimisation et le contrôle en temps réel de l’énergie et de la bioénergie solaires.
Programme : Génie électrique 

Pas un grand fan de jour de lessive? Et si vous pouviez laver vos vêtements tout en vous exposant au soleil? Des chercheurs de l’université RMIT de Melbourne ont développé un textile auto-nettoyant qui pourrait rendre cela possible dans un très proche avenir. Des nanoparticules intégrées dans les tissus en coton pourraient dégrader la matière organique comme la saleté, la poussière et la sueur lorsqu’exposés à n’importe quelle source de lumière.

Pour obtenir ce coup de magie, les nanostructures utilisées par l’équipe de l’université RMIT sont composées de cuivre et d’argent. Ces métaux sont généralement utilisés comme un catalyseur pour accélérer une réaction chimique et ils se caractérisent par leur capacité à réagir en présence d’une source de lumière visible (lumière du soleil ou même une ampoule). Les nanostructures créent alors des « électrons chauds » qui doivent en quelque sorte dépenser leur excès d’énergie et le font dans ce cas en dégradant les molécules organiques. Lorsqu’une source de lumière est introduite, les nanostructures prennent moins de six minutes à décomposer la matière organique.

Cela peut sembler un peu exagéré et conceptuel, mais dans un article publié dans Advanced Materials Interfaces, l’équipe a déjà mis au point une méthode pour former ces nanostructures directement sur un textile en coton, dans le but de les fusionner de façon permanente dans un seul matériau. Après l’immersion du tissu dans des solutions de chlorure d’étain, de sels de palladium et de sels de cuivre, l’équipe a observé le développement complet de nanostructures en moins de 30 minutes (figure 1).

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Figure 1 : une image agrandie 150 000 fois, montrant en détail le développement de nanostructures sur un textile en coton

Avec quelques améliorations, les chercheurs pensent qu’ils seront bientôt en mesure de produire ces nanotextiles à échelle industrielle. « Notre prochaine étape sera de tester nos textiles  avec des composés organiques qui pourraient être plus pertinents pour les clients, pour   voir à quelle vitesse ils pourraient éliminer les tâches courantes comme la sauce de tomate ou de vin », a déclaré Dr Rajesh Ramanathan, chercheur de l’équipe RMIT.

Vu la simplicité de fabrication de ces nanomatériaux, les chercheurs pensent que ces tissus autonettoyants pourraient être produits sur le marché dans quelques années.

 

Anouer Kebir

Profil de l'auteur(e)

Anouer Kebir est actuellement candidat au doctorat en génie électrique de l’ÉTS. Ses champs d’intérêt portent sur l’optimisation et le contrôle en temps réel de l’énergie et de la bioénergie solaires.

Programme : Génie électrique 

Laboratoires de recherche : GREPCI – Groupe de recherche en électronique de puissance et commande industrielle 

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