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Le DeployBot, premier robot sans moteurs ni composants mécaniques - Par : Anouer Kebir,

Le DeployBot, premier robot sans moteurs ni composants mécaniques


Anouer Kebir
Anouer Kebir est actuellement candidat au doctorat en génie électrique de l’ÉTS. Ses champs d’intérêt portent sur l’optimisation et le contrôle en temps réel de l’énergie et de la bioénergie solaires.
Programme : Génie électrique 

Le DeployBot n'a aucune pièce mécanique

La robotique est l’une des branches où il y a une grande concentration des technologies les plus performantes. Dernièrement, des chercheurs de l’Université nationale de Séoul et de l’Université Sungkyunkwan ont construit le premier robot en matériaux souples, dont la structure  déployable lui permet de se déplacer sans moteurs ni composants mécaniques.

Le robot se déplace lorsqu’un courant électrique circule dans un fil en alliage à mémoire de forme incorporé dans son cadre : le courant chauffe les fils, ce qui amène les segments flexibles du robot à se contracter et à se plier. Le courant est envoyé de façon séquentielle vers différents segments du robot, de différentes façons, ce qui entraîne plusieurs types de mouvements de marche.

La structure du robot appelé DeployBot est constituée de huit modules (Figure 1) : quatre, pour les pattes et quatre, pour le dos. Lorsque pliés, les modules sont à plat. Une fois déployés, ils prennent la forme d’un carré. Les modules sont constitués de matériaux rigides et souples et contiennent des aimants qui les relient et les attachent ensemble. Un alliage à mémoire de forme traversant le cadre de chaque module est responsable de leur déploiement et de leur pliage, lesquels créent le mouvement souhaité.

Figure 1 Les composants d’un seul module de DeployBot

 

Le point fort de cette technologie est la fiabilité dans n’importe quel environnement en raison de l’absence de systèmes mécaniques, qui sont généralement sensibles à l’eau. Les chercheurs sont d’avis que DeployBot pourrait être facilement utilisé pour étudier les fonds marins. Son faible coût de production et sa conception simple en font un candidat parfait pour les missions extrêmes, comme les missions spatiales.

Actuellement, le robot se déplace avec une vitesse de plus de 2 mètres par heure. Le robot peut également tourner, mais à un rythme très lent, nécessitant 21 pas pour un virage de 90 degrés. Bien que le robot ne soit pas rapide, il pourrait encore servir comme outil pour les missions qui ne requièrent pas de vitesse importante.

À l’avenir, les chercheurs s’attendent à ce que la technologie du DeployBot puisse également être utilisée pour créer des modules de différentes formes et permettre une plus grande variété de robots et de fonctions (Figure 2). Les chercheurs ont également fait remarquer que d’autres méthodes que le courant électrique pourraient être étudiées, comme l’actionnement pneumatique, les champs magnétiques ou les forces optiques. Ils laissent également entendre que l’approche proposée dans cette étude pourrait être utilisée pour fabriquer des structures à l’échelle nanométrique, ce qui ouvrirait une toute nouvelle gamme d’applications.

Figure 2 D’autres formes de DeployBot

Anouer Kebir

Profil de l'auteur(e)

Anouer Kebir est actuellement candidat au doctorat en génie électrique de l’ÉTS. Ses champs d’intérêt portent sur l’optimisation et le contrôle en temps réel de l’énergie et de la bioénergie solaires.

Programme : Génie électrique 

Laboratoires de recherche : GREPCI – Groupe de recherche en électronique de puissance et commande industrielle 

Profil de l'auteur(e)


Domaines d'expertise :

Alliages à mémoire de forme 

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