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Construire des voitures électriques BMW en Allemagne - Par : Laurie Marceau,

Construire des voitures électriques BMW en Allemagne


Laurie Marceau
Laurie Marceau termine un baccalauréat en génie de la gestion de la production automatisée à l’ÉTS. Elle commence actuellement un emploi chez Mecademic en tant que spécialiste d’application dans son domaine de prédilection, la robotique.

Une étudiante de l'ÉTS a effectué un stage au siège social de BMW

L’image d’en-tête a été achetée sur Istock.com. Des droits d’auteur s’appliquent.

Dans le cadre de mon baccalauréat en génie de la production automatisée, j’ai eu l’opportunité de vivre plusieurs expériences à l’international. Ayant toujours été attirée par l’Europe, et dans l’objectif d’apprendre une troisième langue et de sortir de ma zone de confort, j’ai entrepris de partir en échange à l’Université technique de Munich à la session d’automne 2015. Pendant cette session, en plus d’expérimenter un tout autre système d’éducation, j’ai eu l’occasion de faire la visite de l’usine BMW par l’entremise d’un contact. Cette visite m’a amenée à faire un stage en ingénierie chez BMW à Munich en 2017.

Je suis retournée à Munich de mai à octobre 2017 pour travailler au service de la gestion de l’innovation qui soutient la production de voitures électriques BMW. Les tâches de ce service se divisent principalement en deux catégories : la gestion de l’innovation et la numérisation de la production. Mon travail s’inscrivait en numérisation de la production. Mes responsabilités touchaient les domaines de l’Internet des objets et des mégadonnées et avaient pour objectifs de faciliter les procédés dans l’usine en développant des interfaces utilisateurs et en utilisant de manière significative les données collectées sur différentes machines de la production. Mon stage de six mois s’est passé très rapidement puisque j’ai eu la chance d’apprendre de nouvelles notions de programmation et d’apprentissage machine en utilisant, selon le projet, les langages de programmation C#, R, Python et Matlab.

The BMW M4 at BMW headquarters in Munich

Mon stage n’a pas été qu’une partie de plaisir puisque j’ai aussi dû surmonter plusieurs défis. Entre autres, le fait d’aller travailler dans un autre pays complexifie le processus par rapport à y aller  pour étudier. La demande du visa de travail et l’organisation du stage, le tout à distance, m’ont demandé beaucoup de patience. À titre indicatif, j’ai postulé pour ce stage au mois d’août 2016 pour finalement commencer le travail au mois de mai 2017. Quand on est étranger, les formalités sont toujours plus complexes. Par contre, j’ai été super bien accueillie, même si la barrière de la langue a parfois posé problème, notamment lors des réunions, souvent tenues exclusivement en allemand. Il faut aussi mentionner que la culture du travail en Allemagne est différente de celle au Québec, ce qui a nécessité un ajustement de ma part. Ces différences étaient principalement positives, comme un nombre accru de journée de vacances. J’ai aussi découvert que les Allemands font une coupure nette entre le travail et le temps de détente. Personne ne mangeait devant son ordinateur, et lors des pauses café et du dîner, le sujet du travail n’était jamais abordé.

Laurie Marceau a pu visiter l'Allemagne durant son stage chez BMW

Figure 2 Dans les Alpes à Garmisch-Partenkirchen

Au final, le stage m’a énormément apporté sur le plan personnel et professionnel, non seulement en me permettant d’apprendre le fonctionnement d’une grande multinationale, mais aussi la culture de travail allemande, me forçant à m’intégrer dans un milieu de travail différent où on y parle une langue étrangère. Je reviens donc au Québec avec une plus grande confiance en moi et en mes capacités, sachant que je suis apte à m’adapter et à trouver des solutions à n’importe quel problème. Après cette expérience, je peux aussi dire que j’ai gagné en débrouillardise et en indépendance. Si vous avez la chance de vivre une expérience à l’international, n’hésitez surtout pas. Qui sait jusqu’où elle vous mènera!

Laurie Marceau

Profil de l'auteur(e)

Laurie Marceau termine un baccalauréat en génie de la gestion de la production automatisée à l’ÉTS. Elle commence actuellement un emploi chez Mecademic en tant que spécialiste d’application dans son domaine de prédilection, la robotique.

Programme : Génie de la production automatisée 

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