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Construire son avenir avec confiance après le doctorat - Par : Fadoul Souleyman Tidjani,

Construire son avenir avec confiance après le doctorat


Fadoul Souleyman Tidjani
Fadoul Souleyman Tidjani Profil de l'auteur(e)
Fadoul Souleyman Tidjani est stagiaire postdoctoral au laboratoire GREPCI de l’ÉTS. Il est spécialiste en intelligence artificielle appliquée aux énergies renouvelables et aux micro-réseaux.
Programme : Génie électrique 

Homme scrutant l’horizon

Les 18 et 19 octobre 2018, j’ai eu l’opportunité de participer aux Journées de la relève en recherche à Sherbrooke grâce à une bourse octroyée par l’ÉTS. Cet événement est organisé par l’ACFAS, un organisme à but non lucratif prenant part à l’avancement des sciences au Québec et dans la francophonie canadienne. L’ACFAS a pour mission de promouvoir la recherche et l’innovation ainsi que la culture scientifique dans l’espace francophone, en contribuant à la diffusion, et à la valorisation des connaissances et de l’approche scientifique, en vue d’améliorer la qualité de la vie en société.

Ces deux journées entièrement consacrées à la valorisation des compétences acquises au doctorat m’ont permis de revoir ma stratégie et ma façon de faire pour préparer ma carrière avec confiance.

Prendre le taureau par les cornes dès le début

Durant cet événement, j’ai compris les raisons principales qui minent les efforts des étudiants aux cycles supérieurs et des stagiaires postdoctoraux à valoriser leur compétence et à se positionner sur le marché de travail. En général, durant leurs études, ces chercheurs pensent tellement à leur thèse qu’ils perdent des occasions en or, même quand elles frappent directement à leur porte. Le succès se construit sur un ensemble d’éléments qui ne sont pas toujours directement liés à notre domaine de recherche, mais peuvent en fin de compte mener à des résultats tangibles et utiles.

Candidat passant une entrevue d’embauche

Marcelline Bangali, professeure à l’Université Laval, nous a expliqué que son équipe de recherche a mené près de 100 entrevues depuis l’automne 2017 auprès de détenteurs de doctorat et d’employeurs ayant embauché ou pas des universitaires de haut niveau. Les résultats préliminaires confirment effectivement les préjugés à l’endroit des doctorants qui sont perçus comme des gens surqualifiés, déconnectés de la réalité et qui risquent de quitter rapidement l’emploi proposé. Toutefois, tout n’est pas joué d’avance, loin de là!

Des actions concrètes qui rapportent gros

Fadoul Souleyman Tidjani, étudiant et chercheur à l'ÉTS

L’auteur lors des Journées de la relève en recherche de l’ACFAS.

Voici quelques actions concrètes qu’un doctorant ou un stagiaire postdoctoral peut mettre en œuvre afin de faciliter sa transition du milieu universitaire à celui du travail :

  • Valider son choix de sujet de recherche auprès des industriels et des employeurs du domaine pour en connaître le potentiel sur le marché de travail.
  • Se concentrer sur son sujet de recherche tout en consacrant une bonne portion de son temps à la participation à divers événements de développement personnel, liés au profil de recherche ou non (conférence, colloques, séminaires, clubs étudiants, etc.).
  • Faire du bénévolat (association étudiante, centres communautaires, etc.) pour acquérir d’autres compétences nécessaires à la future carrière.
  • Participer aux différents concours (ma thèse en 180, etc.).
  • Chercher les entreprises dans son domaine et leur proposer des solutions susceptibles d’améliorer leurs produits ou une meilleure façon de faire. Expliquer aux employeurs qu’ils peuvent bénéficier de subventions dans le cadre de collaboration université-industrie.

 

Conclusion

En conclusion, ces types d’événements sont bien conçus et ciblés pour orienter les étudiants des cycles supérieurs et les stagiaires postdoctoraux à prendre en main leur carrière professionnelle, à démontrer la valeur ajoutée de leur profil et à faciliter leur entrée sur le marché du travail. Si l’on aspire à entreprendre une carrière universitaire (professeur ou autre), il faut savoir qu’environ 80 % des diplômés de troisième cycle doivent se tourner vers l’industrie par manque de postes dans les établissements d’enseignement supérieur. Comme de plus en plus d’universités proposent des programmes de préparation au marché du travail aux étudiants de cycles supérieurs, il s’agit aussi d’une avenue à ne pas négliger.

Fadoul Souleyman Tidjani

Profil de l'auteur(e)

Fadoul Souleyman Tidjani est stagiaire postdoctoral au laboratoire GREPCI de l’ÉTS. Il est spécialiste en intelligence artificielle appliquée aux énergies renouvelables et aux micro-réseaux.

Programme : Génie électrique 

Laboratoires de recherche : GREPCI – Groupe de recherche en électronique de puissance et commande industrielle 

Profil de l'auteur(e)


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