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Chef d’orchestre d’écosystèmes - Par : Substance,

Chef d’orchestre d’écosystèmes


Écosystème numérique

Achetée sur Istockphoto.com. Droits d’auteur.

Les technologies de l’information et de la communication (TIC) n’ont jamais été aussi présentes dans nos vies que depuis le début de la pandémie de COVID-19. Les TIC ont permis la continuité des activités dans de nombreux domaines, et ce, malgré les mesures de confinement imposées pour ralentir et endiguer la propagation du virus. 

Nadjia Kara, professeure-chercheuse au Département de génie logiciel et des TI, a compris depuis longtemps que les TIC sont l’un des principaux vecteurs de l’activité économique et sociale dans le monde, et elle y consacre ses travaux de recherche depuis près de 25 ans. Elle explique que le rythme effréné des progrès réalisés dans ce domaine oblige les chercheurs à relever sans cesse de nouveaux défis en termes de recherche et développement.

L’évolution des technologies a nécessité la création de plusieurs écosystèmes, notamment l’infonuagique et l’informatique en périphérie (le cloud et le edge). « Ceux-ci sont déployés pour pouvoir desservir différents domaines d’application, et il nous faut aujourd’hui les faire interagir. L’établissement et le maintien de cette interaction deviennent complexes, car différents systèmes et technologies sont fournis par ces écosystèmes, ce qui entraîne une diversité d’exigences en termes de sécurité, de performance, de conception et de contraintes », continue-t-elle. 

« Mes intérêts de recherche s’inscrivent dans l’optique d’offrir des systèmes d’information et de communication qui sont fiables et évolutifs, et qui peuvent s’adapter aux différents environnements qui les hébergent, lesquels sont très dynamiques », explique-t-elle. 

Des TIC plus vertes

Nadjia Kara, professeure au Département de génie logiciel et des technologies de l’information à l’École de technologie supérieure

Nadjia Kara, professeure à l’ÉTS

La professeure Kara cherche à concevoir des systèmes fiables et durables, tout en minimisant la consommation d’énergie et en optimisant les ressources. « On sait que la contribution des TIC aux émissions de gaz à effet de serre est très importante. Il faut en être conscient et agir pour réduire leur incidence à ce chapitre au cours des prochaines décennies. Ainsi, la fiabilité, la durabilité et l’adaptabilité sont des critères importants que nous devons considérer dans le processus de conception des systèmes d’information et de communication », précise-t-elle.  

La chercheuse et son équipe font appel à différentes techniques avancées de conception et d’optimisation qui sont liées à l’intelligence artificielle. « Notre travail consiste à héberger et à orchestrer ces écosystèmes, à surveiller tout ce qui se passe sur le plan des infrastructures et à anticiper les réactions de chacun des composants hébergeant un ou plusieurs processus et gérant différentes tâches pour pouvoir réagir correctement et prendre les bonnes décisions », résume cette femme passionnée.

Avant de se joindre à l’ÉTS en tant que professeure-chercheuse, Nadjia Kara a travaillé une dizaine d’années en industrie, où elle a mené des travaux de recherche liés aux systèmes d’information et de communication en tant qu’ingénieure-chercheuse. Son expérience de travail en milieu industriel lui a permis d’orienter ses travaux vers la recherche appliquée, d’assurer le transfert de technologie aux partenaires industriels avec qui elle collabore et de participer à la formation de personnel hautement qualifié pour ce secteur.


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