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Mon stage d’ingénieur à Airbus Nantes - Par : Benoit Robert,

Mon stage d’ingénieur à Airbus Nantes


Benoit Robert
Benoit Robert a obtenu un baccalauréat en génie des opérations et de la logistique à l’École de technologie supérieure de Montréal (ÉTS) en 2015. Il habite maintenant la région de Montpellier et travaille comme consultant pour GPC System.

Benoit Robert, un étudiant qui a obtenu son baccalauréat en génie des opérations et de la logistique à l’École de technologie supérieure de Montréal (ÉTS), a fait un stage à Airbus Nantes à l’automne 2014. Il nous raconte son expérience et nous offre ses conseils pour effectuer un stage à l’étranger.

Airbus Nantes

Airbus Nantes est un village en soi. L’entreprise occupe 90 hectares emploie 2 600 personnes. Le site est spécialisé dans la fabrication des caissons centraux de voilures, des radômes et des entrées d’air des avions Airbus, qui sont ensuite acheminés par avions (image ci-dessus), par bateaux ou par camions vers Toulouse, Hambourg et Saint-Nazaire pour l’assemblage. On peut effectivement dire que « tous les Airbus naissent à Nantes » puisque le caisson principal, autrement nommé caisson central de voilure (élément principal du fuselage sur lequel vient se fixer la voilure) est la pièce qui supporte tout le reste de l’avion. Airbus Nantes comporte aussi un atelier de réparation de radômes où tous les radômes endommagés peuvent être envoyés, indépendamment de la compagnie.

Radôme645

Venant de la région nantaise, je connaissais déjà l’entreprise d’autant plus que ma sœur y travaillait. Mon objectif était d’effectuer un stage en France afin de valider ma décision d’y retourner à la fin de mes études à l’ÉTS. J’ai donc déposé mon dossier qui a circulé dans les différents services de l’entreprise. J’avais spécifié que j’étais intéressé par la gestion de projet touchant à la logistique et à la communication. J’ai passé des entrevues par Skype et par téléphone du Canada.

Un stage fort intéressant

On m’a proposé de prendre la tête d’un tout nouveau projet : l’implantation du plan d’opération interne. Au cœur de ce projet se trouvait la gestion des secours dans les situations de crise diverses : environnementales, terroristes, pollutions, explosions… Il fallait aussi établir la gestion de la communication entre les différents services de l’entreprise, les services d’urgence interne et externe et aussi la préfecture et d’autres organismes. J’étais supervisé par le responsable du Service sécurité site Nantes et me rapportais au directeur des ressources humaines.

Parmi les livrables du projet, j’ai effectué un schéma d’alerte qui consiste, lors d’accidents, à faire circuler l’information entre les services de secours internes, le médical et la prévention. Ce schéma détermine les étapes à suivre lors d’évènements : qui doit appeler qui? A-t-on besoin d’aviser les secours externes? D’autres aspects ont aussi été touchés tels que le recensement des ressources en place au sein de l’entreprise, la gestion des cellules de crise et la gestion des risques environnementaux. Un test de simulation d’incendie a aussi été effectué au cours duquel j’ai secrètement lancé un bloc fumigène derrière des cartons. Ce test nous a permis de déceler les éléments de logistique qui posaient problème et d’améliorer le processus. Nous avons aussi mis à jour tous les plans électriques, des conduites d’évacuation d’eau et des circuits de liquide servant à faire fonctionner les machines et à chauffer les bâtiments. Lors de situations d’alerte, il faut être en mesure d’isoler le service concerné sans arrêter la production ailleurs.

Airbus645

Ce projet aurait demandé deux mois supplémentaires pour en voir la fin. Mon stage n’étant que de quatre mois, je n’ai pas pu achever le projet. Il restait la mise en place de la documentation et la communication du plan d’opération interne aux ressources de la communauté à effectuer.

Les gens d’Airbus ont été surpris par le côté professionnel et par la maturité qu’on peut obtenir d’un stagiaire de l’ÉTS. En effet, la formation et les stages offerts permettent de développer sa confiance en soi et nous font rencontrer beaucoup de monde, ce qui favorise le réseautage et facilite la recherche d’emploi. De plus, le génie des opérations et de la logistique ouvre plusieurs portes insoupçonnées notamment en gestion.

Les stages à l’étranger vous intéressent?

Tout d’abord, il faut se donner un an pour faire les démarches auprès des entreprises; c’est un travail de longue haleine. En France, les gens sont preneurs! Par contre, il faudra peut-être faire des compromis sur la rémunération que vous recevrez. Mon stage chez Airbus ne rapportait a priori que 700 euros par mois. Heureusement que j’ai eu une bourse pour augmenter ce montant. Malgré cet appoint, il est certain que j’aurais pu avoir plus en restant au Québec. J’ai choisi de partir parce que je considère que ce stage, comme tout stage à l’étranger d’ailleurs, est un investissement pour l’avenir.

Stage Benoît Robert

Les bourses offertes à l’ÉTS

Le Service de l’enseignement coopératif et le BREPP offrent des bourses en vue d’encourager la mobilité internationale et permettre aux stagiaires d’obtenir une meilleure rémunération.

Pour plus d’information sur les bourses et les stages coop à l’international, veuillez consulter:
http://www.etsmtl.ca/International/Etudes-et-stages-etranger/stages-industriels#remuneration.

 

Benoit Robert

Profil de l'auteur(e)

Benoit Robert a obtenu un baccalauréat en génie des opérations et de la logistique à l’École de technologie supérieure de Montréal (ÉTS) en 2015. Il habite maintenant la région de Montpellier et travaille comme consultant pour GPC System.

Programme : Génie des opérations et de la logistique 

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