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ET INNOVATION DE L'ÉTS
Le Club Catamaran Class-C ETS - Par : Cyril Vaast, Vincent Guillotte,

Le Club Catamaran Class-C ETS


Le Club Rafale

Une équipe d’étudiants de l’École de technologie supérieure de Montréal (ÉTS) a accompli tout un exploit : participer au Championnat du monde de la « Little Cup » 2015 à Genève. Cette équipe aux ressources financières limitées a réussi ce tour de force en s’appuyant sur la détermination de ses membres et sur les technologies de pointe offertes à l’ÉTS. Loin de s’asseoir sur ses lauriers, le club Rafale relève la barre et continue à améliorer son catamaran.

Les aspects techniques

La catégorie à laquelle appartient le catamaran du club est celle des catamarans Class-C. Ce sont de véritables laboratoires flottants, longs de 25 pieds (7,6 m) et larges de 14 pieds (4,3 m). Leurs particularités tiennent à leur aile rigide de plus de 40 pieds de haut ainsi qu’à leurs dérives portantes qui leur permettent de littéralement « voler » au-dessus de l’eau. Ainsi ils peuvent atteindre des vitesses supérieures à 60 km/h et dépasser par trois fois la vitesse du vent.

Les défis à venir

Lorsque notre club avait encore le statut de projet, notre objectif principal était d’être la première équipe étudiante à participer aux championnats du monde de la Little Cup, ce qui n’était pas chose aisée étant donné que l’ensemble des autres équipes étaient professionnelles.
Maintenant que ce but a été atteint avec succès, il convient de mettre la barre encore plus haute en espérant rejoindre le haut du classement lors de la prochaine édition de cette fabuleuse compétition.

Ce défi ne pourra alors être accompli que par une collaboration étroite entre nos partenaires de confiance, les anciens membres expérimentés et les nouvelles recrues, motivés et investis! Sans oublier le soutien continu de l’École de technologie supérieure, qui demeure précieux.

Améliorations techniques

Pour cette nouvelle édition de notre catamaran, plusieurs axes d’amélioration ont été envisagés et devront être intégrés au bateau pour la fin du mois de mai prochain. Ces cibles d’optimisation sont le fruit d’une analyse poussée lors des différentes séances de navigation de l’été dernier ainsi que des commentaires reçus de nos navigateurs, à savoir Maxime Loiselle et son équipier Olivier Pilon ainsi qu’Olivier Leduc, notre second équipier.

Nouveau système de direction

La première édition du catamaran comportait un système de différentiel relativement rudimentaire, rendu possible grâce à un triangle de jonction désaxé. Cependant, cette pièce était plutôt encombrante, peu aérodynamique et non optimisée pour les manœuvres de virement de bord.
Les objectifs de ce nouveau système sont principalement l’affinage des angles d’incidence des safrans avec le mécanisme actuel du gouvernail, une meilleure compacité, une meilleure « réactivité » et enfin, un profil plus aérodynamique afin de réduire considérablement la traînée générée par ce système.

Nouveaux puits de dérives portantes

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Figure 1 Vue du puits de dérive portante

Le premier concept des puits de dérives portantes permettait seulement un réglage longitudinal de la dérive. Lorsque ces dérives supportaient le poids du bateau, il n’était alors plus possible de modifier la cambrure et l’angle d’attaque de la composante. Un défi de taille s’est dressé devant nous : permettre aux navigateurs d’ajuster au besoin le positionnement de l’angle d’attaque de la cambrure lors de la de navigation. Les bénéfices de ce système sont phénoménaux. Ainsi, lorsque le catamaran sera en mode navigation sur les dérives portantes, son comportement pourra être mieux adapté aux variances de la vitesse du vent.

Nouvelles coques

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Figure 2 Vue des coques du Rafale II

Sur un bateau, le choix du profil des nouvelles coques reste une étape importante. C’est donc avec soin que nous avons réussi à élaborer une nouvelle paire de coques assurant une meilleure flottabilité au catamaran. Nous arrivons à concevoir des coques plus volumineuses avec autant de surface qu’auparavant, et générant une traînée plus faible lorsque les coques touchent à l’eau. En effet la surface sous les coques étant géométriquement plane permet l’aquaplanage. À la suite de la conception finale des coques, nous estimons comme primordial d’effectuer une simulation de flottabilité des coques à l’aide d’un logiciel adéquat. Par la suite, nous serons en mesure de valider notre modèle ou dans le cas contraire d’apporter les modifications nécessaires. Enfin, les séances de navigation viendront confirmer nos hypothèses. Afin d’éviter de nuire à l’étanchéité des coques ou à leur profil aérodynamique, nous avons décidé d’intégrer des fixations d’un nouveau genre. En effet, plus aucun perçage ne sera nécessaire pour assembler les différents éléments d’’accastillage aux coques puisque des attaches de surface en composite seront directement accolées aux coques.

Amélioration organisationnelle

Visibilité du club étudiant

À la suite de la décision officielle de l’ÉTS de nous accorder le statut de club scientifique étudiant, il nous est apparu comme primordial d’assurer une visibilité continue et adéquate de notre organisation. Pour cela, nous avons pris la décision d’augmenter nos apparitions au sein d’articles scientifiques ou plus généraux, et aussi de tenir à jours nos plateformes numériques à savoir notre chaîne Youtube, notre site Internet et notre groupe Facebook.

Partenariat avec AéroÉTS

Notre organisation a eu le privilège d’accéder au réseau de l’AéroÉTS. Cet accord nous permettra d’augmenter nos opportunités de partenariat avec d’éventuels commanditaires du milieu de l’aéronautique qui peuvent s’avérer de précieux conseillers. Nous tenons encore à remercier AéroÉTS pour cette nouvelle entente de collaboration.